Le Curling Club Lyon veut simplement jouer

Ce mercredi, Lyon Actu Sport s’intéresse au curling. Vous avez peut-être découvert la discipline durant la dernière quinzaine olympique. Elle n’arrive pas à se développer en France. Le Curling Club Lyon fait parti de la vingtaine de clubs français de curling. Dans des conditions précaires, la structure, d’une dizaine de licenciés, résiste pour continuer à pratiquer sa discipline. Rencontre avec son président, André Bertin.

Présentez-nous le Curling Club Lyon

Le Curling Club Lyon existe depuis 1971. Il a été créé par un directeur de patinoire, notamment de la Patinoire Charlemagne. Etant directeur, il avait beaucoup de possibilités pour jouer au curling. Les effectifs ont varié. Le club est monté jusqu’à trente personnes. Actuellement, on tourne entre dix et quinze, pour les bonnes années, mais c’est plutôt dix que quinze. On a du mal à trouver des personnes pour jouer au curling, notamment à cause des problèmes d’horaires. Le curling c’est tard le soir, de 21 heures à 23 heures. Beaucoup de gens viennent essayer, mais ne continuent pas. Par contre, on a beaucoup de demandes d’initiations par les entreprises. Le problème c’est que l’on ne peut les recevoir qu’à effectif réduit puisque l’on n’a qu’une seule piste. Sur une piste, on peut accueillir au maximum dix personnes.

Pourquoi un seul créneau horaire et une seule piste ?

Quand on va voir la municipalité de Lyon, on nous met en face le Lyon Glace Patinage qui a plus de 600 licenciés, donc on ne pèse pas beaucoup. Déjà, on a eu du mal à conserver notre créneau horaire et notre piste.

André Bertin : « continuer dans de meilleures conditions de glace »

Il n’y a pas de possibilité de trouver une autre place ?

A Lyon, il y a deux patinoires qui sont surbookées. Elles tournent de six heures du matin à vingt-trois heures, avec les compétiteurs, les clubs, donc c’est très difficile d’obtenir de la glace. Nous sommes allés plusieurs fois à la mairie, voir le service des sports et l’adjoint aux sports, monsieur Cucherat. Il nous a dit qu’il ne pouvait rien faire pour nous. On continue à vivre avec une glace qui n’est pas adaptée. Avant nous, il y a le hockey qui abîme beaucoup le terrain. Les surfaceurs, qui font la glace, ont peu de temps pour la préparer. On joue sur une surface qui n’est pas adaptée au curling. On lance des pierres, on fait des matchs entre nous tous les mardis, mais on ne peut pas s’améliorer ou se perfectionner. Ce n’est pas possible.

Quelles solutions pour améliorer la situation ?

(c) Lyon Actu Sport

Il faudrait une glace mieux préparée. Apparemment, il y a des problèmes de matériaux défectueux que les services de la mairie ne réparent pas. Puis surtout, avec une seule piste et un seul créneau horaire, le club ne peut pas grandir. A douze licenciés, on fonctionne, mais il y a une barrière au niveau de l’effectif. Même si des personnes sont intéressées, on ne peut pas les prendre. On s’arrête à douze.

Avec les Jeux olympiques, vous avez senti une demande plus forte ?

On pensait que les Jeux olympiques allaient nous amener des adhérents. J’ai des demandes sur internet de personnes qui souhaitent faire de l’initiation, mais c’est tout. Après le problème pour les jeunes, c’est le créneau horaire. A vingt-trois heures, c’est trop tard. On a des demandes d’initiation parce que les gens ont vu le curling à la télévision et ils se disent : « Pourquoi pas essayer ». Mais, c’est surtout pour essayer. Peu de monde continu par la suite. C’est plus un loisir.

Le club participe à des compétitions ?

Oui, le club fait plusieurs tournois dans l’année. En France, il y a 380 licenciés et 80% des clubs sont dans la région Auvergne Rhône-Alpes. Il y a une dizaine de tournois dans l’année. Le club de Lyon essaye de participer le plus possible. En général, on est autour de trois ou quatre compétitions dans l’année. Il faut trouver quatre joueurs et cela coûte de l’argent, avec les hébergements, le voyage… On est un club de dix licenciés, donc on n’a pas de subvention. La seule « subvention » que l’on a, c’est la glace gratuite. On essaye de développer l’initiation depuis deux ans. Cela nous rapporte un petit peu d’argent, mais pas beaucoup.

Qu’est-ce que l’on peut vous souhaiter pour la suite ?

On peut nous souhaiter de continuer dans de meilleures conditions de glace. Le gros point noir, c’est la qualité de la glace. Pour rester au stade où on en est. Après pour évoluer, ce serait profitable d’avoir d’autres créneaux horaires. Les gens de la mairie, on les comprend. En face, il y a le Lyon Glace Patinage qui est un club de 600 licenciés, avec du poids. En tout cas, pour rester avec un effectif d’une dizaine d’adhérents, la première demande est une meilleure glace, car, actuellement, elle est difficilement praticable pour jouer au curling.

 

DONS

Lyon Actu Sport est un web média associatif indépendant. C’est grâce à vos dons que nous pourrons nous développer et continuer à soutenir les athlètes et les clubs de la Métropole de Lyon.

 

Informations personnelles

Total du don : 1.00€

You May Also Like

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

No Records Found

Sorry, no records were found. Please adjust your search criteria and try again.

Google Map Not Loaded

Sorry, unable to load Google Maps API.