Le Lyon Basket Fauteuil en quête de reconnaissance

Le Lyon Basket Fauteuil était présent à la soirée découverte du basket fauteuil. L’occasion de découvrir une activité en manque de reconnaissance. Pensionnaire de l’élite française de la discipline, le Lyon Basket Fauteuil essaye de se faire une place au milieu des grands clubs lyonnais. Rencontre avec Lucas Demeyrier, entraîneur de l’équipe.

Quel est le but de cette soirée découverte, co-organiser par le Lyon Basket Fauteuil ?

On a une équipe engagée dans l’élite du basket français et l’objectif est de faire connaître notre pratique sportive au plus grand nombre. Egalement pour les partenaires qui sont autour du gymnase. Essayer de les sensibiliser et obtenir leurs soutiens. Le but premier est d’essayer d’attirer de nouveaux partenaires et puis faire découvrir ce que l’on fait tous les jours. On se déplace dans toute la France, avec des frais de déplacement qui sont importants. On s’entraîne tous les jours. Montrer nos possibilités de pratique. Depuis cette année, on a créé une école de basket en fauteuil pour les enfants en situation de handicap.

Quelle est l’actualité du club ?

On a un match tous les week-ends. L’année dernière, l’équipe a été sacrée championne de France de Nationale B, l’équivalent de la deuxième division. On est promu et cette saison est compliquée. On joue le maintien et on cumule pas mal de défaites. Après, l’actualité du club est assez positive avec de nombreux enfants qui nous rejoignent pour pratiquer le basket en fauteuil. On en a deux qui vont participer à des stages jeunes à potentiel, organisées par la ligue Auvergne Rhône-Alpes handisport. Cela permet aux jeunes de se développer en tant que compétiteur. L’actualité du club est rythmée par ces deux pôles.

Lucas Demeyrier : « Il faut des moyens et des conditions d’entraînement pour nos sportifs équivalents à ceux des valides »

Vous sentez que le handisport est en train de se développer ?

Cela reste assez faible, en tout cas à Lyon. On joue contre des clubs qui ont des budgets multipliés par six ou sept par rapport à nous. Pourtant, on est dans une grande ville. On joue à côté de la Part-Dieu. On a encore beaucoup de mal à être reconnu comme un pôle de compétition, notamment pour les créneaux. On fait de notre mieux, mais on arrivera jamais à avoir le poids d’une association valide.

C’est l’image de l’handisport qui fait que les partenaires sont réticents ?

(c) Lyon Actu Sport

Je pense qu’ils n’ont pas encore l’image d’une pratique compétitive de haut-niveau dans le handisport. On n’a aucune difficulté à se dire l’OL, l’ASVEL ou le LOU font du sport haut-niveau. Par contre, faire du sport à haut-niveau dans le handisport, pour beaucoup de personnes, cela a peut-être moins de valeur. C’est aussi le but de la soirée : montrer au public que c’est une réelle pratique sportive.

Est-ce que vous arrivez à toucher un public extérieur au handisport ?

Oui, aujourd’hui, on a du monde et beaucoup de valides donc on voit que les gens sont réceptifs à venir découvrir de nouvelles choses. Puis on s’aperçoit que les personnes en situation de handicap se débrouillent mieux que les valides. C’est aussi prendre conscience que la situation de handicap n’est pas restrictive dans la vie de tous les jours, au-delà de la pratique sportive.

Comment s’articule l’entraînement quotidien d’un athlète handisport ?

Il s’entraîne tous les jours, sauf le lundi. Il suit une préparation physique importante. On a des internationaux au sein du club, notamment Oumy Fall, internationale française. On est vraiment sur une pratique compétitive, concernant notre équipe compétition.

Les Jeux paralympiques permettent de médiatiser le handisport ?

On l’espère. On va le voir prochainement avec les Jeux paralympiques d’hiver de Pyeongchang qui ne nous concernent pas directement, mais on va voir la médiatisation autour de cet événement. On espère que ça ne fera que grandir. En 2016, à Rio, il y a déjà eu un énorme travail de fait par France Télévisions et on souhaite que cela va continuer pour cet hiver et Tokyo, en 2020.

Et Paris 2024

Oui, avec Paris en ligne de mire. On espère que cela va booster la pratique du handisport, mais on n’a pas de certitude sur des augmentations de budget. Chaque nation, après avoir organisé des Jeux olympiques et paralympiques, a vu leurs nombres de médailles augmenter. Par exemple, le Brésil qui était un pays qui ne pratiquait pas le handisport plus que cela, et qui a obtenu des résultats plus qu’honorables. Egalement l’Angleterre avec Londres. On espère que cela fera pareil pour la France, mais pour cela il faut des moyens et des conditions d’entraînement pour nos sportifs équivalents à ceux des valides.

Suivez l’actualité du Lyon Basket Fauteuil sur son site internet et sa page Facebook

 

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