Saint Priest Rugby en pleine phase d’apprentissage

Défait ce week-end face à Annecy, Saint Priest Rugby reste accrocher à la troisième place du classement de Fédérale 2. Une place synonyme d’accession en playoffs. Arriver à ce niveau, deux ans après sa montée, témoigne de la progression constante du club San-Priot. Lyon Actu Sport a rencontré le président Alain Tauleigne pour évoquer la situation de son équipe.

Est-ce envisageable pour le club de monter en Fédérale 1 dès cette année ?

Mathématiquement, on peut y prétendre. Après, au niveau du jeu, je ne pense pas, au regard de la poule avec laquelle on croise. Dans le sud, il y a des équipes avec des budgets trois à quatre fois supérieurs à nous, avec des joueurs étrangers internationaux. Je pense que l’on n’aura pas le niveau suffisant pour passer le nombre de matchs requis pour accéder en Fédérale 1, donc ce n’est pas l’objectif cette année. On veut se mesurer à ces équipes-là, voir ce qui nous sépare pour envisager une montée dans les prochaines années. Aujourd’hui, on est en pleine phase d’apprentissage. On continue à construire, le plus humblement. En essayant de mesurer ce qu’il nous manque sportivement, mais aussi humainement, structurellement pour passer le cap. On est très lucide sur nos moyens.

Quel est l’objectif à court terme ?

On cherche à pérenniser le club à ce niveau-là, pour devenir un bon club lyonnais amateur. Le jour où l’on aura les moyens financiers, les structures générales, les personnes adéquates, on verra si l’on peut faire mieux que ce que l’on peut faire aujourd’hui, c’est-à-dire viser la fédérale 1, l’élite amateur. Pour l’instant, ce n’est pas d’actualité. On fait un bon parcours sportif pour une deuxième année à ce niveau. C’est dans le sens logique du club. Si on ne laisse pas échapper trop de points en fin de saison, on devrait se retrouver qualifier pour les playoffs.

Alain Tauleigne : « avoir une progression construite et raisonnée, qui nous amènera au niveau que l’on mérite d’avoir »

Actuellement, dans quel domaine devez-vous progresser en priorité ?

Le sportif et le structurel. Il nous manque des moyens financiers pour jouer à ce niveau-là. Il nous manque des moyens humains avec des gens capables de prendre des responsabilités et d’encadrer un club. Des moyens structurels pour mettre les choses aux normes des exigences de la Fédérale 1. Par exemple, un éclairage adéquat, un stade qui correspond aux demandes sportives, des gens qui peuvent se déplacer plusieurs jours pour encadrer les joueurs à l’extérieur. C’est une logistique que l’on n’a pas encore vécu. Aujourd’hui, on est dans des poules régionales. Les déplacements ne sont pas longs. Maintenant, si on doit se déplacer plus loin, c’est une logistique différente. Des réservations d’hôtels, des entraînements sur place, mais aussi des personnes qui encadrent une quarantaine ou une soixantaine de joueurs. Il faut que l’on apprenne encore.

Aujourd’hui en Fédérale 2, cela reste du rugby amateur ?

(c) Lyon Actu Sport

Oui, complètement. A partir de la Fédérale 1 élite, cela devient très sérieux. Ce n’est pas notre cas, nous on a que des joueurs amateurs.

Vos attentes pour que le club continue de progresser ?

Nos attentes, c’est d’avoir les éléments structurels promis. Un club house qui va nous permettre de mieux recevoir les équipes. Ensuite, regarder les besoins pour le niveau supérieur. Voir les joueurs dont on aura besoin pour notre projet futur. Mais aussi quels sont les dirigeants de demain ? Les moyens financiers de demain ? Quels réseaux peut-on tisser pour pérenniser le club ? C’est toute une réflexion qu’il faut avoir et c’est une démarche sur le long terme. On ne peut pas décréter que l’on peut jouer à tel niveau. On peut le faire lorsque l’on est millionnaire et que l’on a de l’argent à mettre sur la table. Si vous n’avez pas cela, vous êtes obligé de construire différemment.

Qu’est-ce que l’on peut vous souhaitez pour la suite ?

Continuer à exister, comme on le fait depuis 70 ans. Continuer à faire son bout de chemin. Respecter ce fonctionnement avec une progression construite et raisonnée, qui nous amènera au niveau que l’on mérite d’avoir. Je pense que c’est cela l’avenir du club. En superficie, Saint-Priest c’est la plus grande commune de la Communauté Urbaine de Lyon. Lyon ne peut grandir que de ce côté-là, en bordure de l’Isère nord. L’afflux de population va se faire de ce côté-là, donc cela veut dire plus de lycées, plus de collèges. Ce qu’il faut espérer pour le rugby San-Priot c’est qu’il arrive à rayonner sur l’aspect scolaire de la ville de Saint-Priest, à porter haut les couleurs de la ville et qu’on arrive à représenter la ville sur un sport raisonnable amateur. C’est ma vision actuelle. Ce sont les ambitions que j’ai pour mon club.

 

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